Le b.a.-ba du potager

Visuel

La culture

Préparer le sol

La réussite de votre potager dépend en partie du soin que vous apporterez à la préparation du sol. Quelque soit la surface à planter, commencez par retirer les mauvaises herbes et les pierres. Le traditionnel bêchage permet d’ameublir et d’aérer la terre en profondeur. Pour l’affiner, terminez par le passage d’une griffe ou d’un râteau. Vous pouvez aussi préparer le terrain, sans le retourner, avec une bêche biologique qui ne bouleverse pas les couches du sol.

Enrichir

Les légumes sont gourmands. Pour soutenir leur croissance, il faut donc les nourrir dès le départ. Avant de semer ou de planter, mélangez à la terre du compost-maison (bien mûr), du terreau ou du fertilisant « spécial-potager ». La courgette et la tomate en raffolent. En cours de culture, stimulez vos légumes avec des engrais en granulés, faciles à disperser sur le sol. On peut aussi arroser certains légumes avec un engrais liquide. A la clé : de belles récoltes.

Entretenir

Pour vous simplifier la vie, recouvrez la terre d’un paillage (paillis de lin, paillis de chanvre ou cosses de sarrasin). Cela limite les mauvaises herbes et le sol reste frais, même au coeur de l’été. Pour une efficacité optimale, appliquez le paillage après une bonne ondée, il pourra être incorporé au sol en hiver. Certains jardiniers mettent en place un paillage permanent. Les vers de terre et les micro-organismes, plus nombreux sous le paillage, ameublissent le sol et évitent le bêchage. Comme la salade, le haricot, la tomate et la courgette sont très gourmands en eau ; on a donc tout intérêt à arroser à l’eau de pluie. Installez donc un  récupérateur d’eau sur vos gouttières (placé sur la toiture d’une maison de 100 m² au sol, on récupère jusqu’à 63 m3 par an). Une solution très économique ! Au printemps, arrosez le matin. En été, opérez le soir pour limiter les pertes par évaporation. Avec les plantes chameaux comme l’ail, l’oignon, le thym ou la fève, l’arrosage est superflu.

Protéger

En cultivant des fleurs entre vos rangs de légumes, vous allez attirer des insectes pollinisateurs (abeilles, papillons), des insectes auxiliaires (coccinelles, syrphes, perce-oreilles) et nombre d’oiseaux. Cette biodiversité participe activement au contrôle des populations de pucerons, de chenilles et autres parasites. Pour maintenir cet équilibre naturel, installez des nichoirs et des hôtels à insectes, au coeur de votre potager. Avec un peu de patience, le hérisson mangeur d'escargots et de limaces trouvera le gîte sous un tas de bois.