Soigner ses plantations

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A chaque problème, sa solution !

Si vous êtes confrontés à des maladies ou à des attaques de parasites, ne vous inquiétez pas outre mesure, car il existe de nombreuses solutions pour les résoudre. Cependant, préférez toujours commencer par la manière dite "naturelle"...

On distingue principalement trois types de lutte :

  • La lutte mécanique consiste à se débarrasser des mauvaises herbes par la force humaine à l'aide d'un couteau, d'un sarcloir ou d'une griffe. Elle est rarement utilisée dans le cadre de maladies si ce n'est pour supprimer les éléments contaminés. Les filets anti-insectes sont également une lutte mécanique puisqu’ils les empêchent d’approcher des cultures.
  • La lutte biologique consiste à utiliser un prédateur contre un ravageur.
  • La lutte chimique consiste à employer des produits chimiques pour se débarrasser des parasites ou des mauvaises herbes, en cas d’invasion sévère. Cette lutte doit être utilisée en dernier recours et de manière raisonnée.
  • La lutte intégrée*consiste à utiliser d'une façon raisonnée et combinée les différentes luttes afin d'éradiquer ou de contrôler le problème.

Contre les maladies

Nos anciens le savaient, la rotation des cultures* est primordiale. Elle permet notamment d’éviter l’appauvrissement des sols, mais aussi l’apparition systématique de maladies qui peuvent rester enfouies dans le sol. Évitez autant que possible de cultiver deux fois de suite la même plante au même endroit.

Dès qu’une plante apparaît comme malade, on voit généralement les symptômes sur les parties aériennes (décoloration, brunissement, etc.). En fonction de l’intensité, il sera parfois utile d’effectuer une taille pour supprimer les parties atteintes. Attention, il s’agit là d’une méthode plutôt curative qui limite la prolifération mais qui ne règle que rarement le problème. Brûlez immédiatement les parties que vous venez de couper et désinfectez bien vos outils.

Un certain nombre de maladies sont favorisées par une humidité excessive du sol. Un bon drainage suffit parfois à limiter leur apparition. Si vous savez que votre jardin a tendance à être humide, faites un apport systématique de sable au moment de la plantation. Plantez également vos arbres et arbustes en les surélevant légèrement.

Pour certaines maladies récurrentes, notamment sur les arbres, arbustes voire rosiers, les traitements préventifs donnent de très bons résultats. Il s’agit de protéger les plantes contre des agressions futures par la pulvérisation raisonnée d'un produit chimique. Ce type de traitement est notamment très utile dans le cadre des cultures fruitières.

Contre les insectes

Les filets anti-insectes consistent tout simplement à couvrir les cultures de filets afin que les insectes ne puissent attaquer l’arbre ou les fruits. Ils sont perméables à l’eau et constituent ensuite une protection à certains problèmes climatiques comme le vent ou la grêle.

Utiliser un auxiliaire est un moyen naturel de réduire les effectifs d’un organisme, animal ou plante gênant, en le faisant dévorer par un de ses ennemis naturels. Les principaux acteurs sont les insectes qui éliminent les ravageurs du jardin. Issus de la nature, ces insectes auxiliaires agissent en respectant l’environnement et favorisent l’équilibre du jardin. Coccinelles et chrysopes se chargeront des pucerons tandis que les nématodes ne feront qu’une bouchée des larves de mouches.

En accueillant un certain nombre d’animaux dans le jardin, comme les oiseaux et les hérissons, le jardinier introduit des prédateurs de certains parasites. Mais il doit penser à prévoir des petits abris ou des
nichoirs pour ces animaux !

Outils précieux dans la lutte biologique, les pièges à phéromones*, aident les jardiniers à contrôler le développement des parasites en envoyant de fausses informations qui désorientent les ravageurs. Ils se présentent sous forme de petites capsules que l'on accroche à  proximité des cultures. On les utilise généralement contre la mouche de la carotte, les noctuelles du chou et de la tomate, la teigne du poireau et bien d’autres encore.

Un certain nombre de produits naturels comme le pyrèthre* ou le savon noir* peuvent être utilisés pour combattre de nombreux insectes. Ces solutions ont l’avantage d’être entièrement naturelles et généralement efficaces.

 

Contre les mauvaises herbes

Le paillage est un moyen de lutte préventive qui consiste à limiter le développement des mauvaises herbes en les étouffant. Il peut être d’origine végétale (paille de lin, écorces de pin…), minérale (schiste, pouzzolane, billes d’argile…) ou synthétique sous la forme d’un film  à fixer au sol. Autre avantage, le paillage offre une bonne répartition et une meilleure préservation des eaux de pluie et d’arrosage. Il retient l’eau en été (50 % d’évaporation en moins) et protège des fortes gelées en hiver. En outre, les paillages assurent une croissance  plus rapide des plants grâce au réchauffement du sol.

Le sarclage est une méthode dite "mécanique" qui s’effectue en grattant le sol avec un outil sur une profondeur de 5 cm environ. Cette action empêche les graines de germer et dérange les jeunes mauvaises herbes au stade des premières feuilles. Un sol arrosé la veille  sera plus facile à sarcler. C'est une opération à effectuer deux fois par mois environ au potager, et en mai, juin et septembre pour les massifs d’arbustes. Ce petit exercice sera pour vous une excellente occasion d’observer la vie du jardin.

Le désherbage thermique est apparu il y a quelques années et est vite devenu un incontournable des jardins ouverts au public. Facile à utiliser, respectueux de l'environnement, il fonctionne en général avec une bouteille de butane ou de propane, et la flamme atteint 1  800°C. Lors du passage de cette flamme sur les herbes, le choc thermique provoque l’éclatement des cellules végétales. La plante se dessèche ensuite en quelques jours.